Fraternité Citoyenne

Annexes (A 6 à A 14)

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Annexes (A 6 à A 14)

 

 

A6 ► Naissance du socialisme

 

Contre le socialisme utopique, d’autres pensent établir le socialisme scientifique. Depuis Babeuf et la Conspiration des Égaux de 1796, certains comme Auguste Blanqui, vont lier socialisme et révolution. En 1848 et la parution du Manifeste du Parti communiste par Marx et Engels, le socialisme scientifique va s’imposer. Marx (archives du marxisme en français  marxists.org/francais/index.htm) va s’opposer à son aîné Pierre-Joseph Proudhon ☼ NI DIEU NI MAÎTRE, histoire de l'anarchisme → youtu.be/7jQoQFPGd0Q

 

La révolution de 1848 et l’insurrection du 23 juin (plusieurs milliers de morts). Le 18 mars 1871, alors que Paris était assiégé depuis plusieurs mois par les armées de Bismarck, le gouvernement français a tenté de désarmer la Garde Nationale. Le peuple s’est soulevé contre cette trahison, et le gouvernement s’est enfuit à Versailles. Ainsi, les travailleurs parisiens se sont trouvés maîtres de la capitale. Pendant dix semaines, les « communards » ont tenté, dans des circonstances extrêmement difficiles, de réorganiser la société sur des bases entièrement nouvelles. Pris de court par les événements, avançant à tâtons, sans précédents historiques, affamés et faisant face aux conséquences dramatiques de l’encerclement de la ville, ils se sont efforcés de débarrasser la société de l’exploitation et de l’oppression. Tragiquement, la Commune de Paris n’a pas eu le temps nécessaire pour venir à bout de cette tâche historique. Lors de la « semaine sanglante » du 21 au 28 mai, l’armée française aux ordres d’Adolphe Thiers a sauvagement massacré près de 50000 hommes, femmes et enfants … . (1) La Commune - Situation par Henri Guillemin youtu.be/…OjGw (Les vraies raisons de l'origine de La Commune) (2) La Commune - Monsieur Thiers youtu.be/qoM_hwqh7DQ (3) La Commune - Il faut en finir youtu.be/rgim49zTZA4 ☼ Au niveau international, la révolution russe en 1917 – fr.wikipedia.org/…russe, nous a largement fait oublier la révolution mexicaine (1911-1920) – fr.wikipedia.org/…mexicaine / wikirouge.net/…mexicaine.

 

 

A7 ► L'Univers n'est pas un objet

 

Si la mécanique quantique ne vous a pas encore profondément choqué, alors vous ne l’avez pas encore comprise. Tout ce que nous appelons réel est fait de choses qui ne peuvent pas être considérées comme étant réelles. Niels Bohr

 

Si vous voulez trouver les secrets de l’univers, pensez en terme d’énergie, de fréquence et de vibration. Nikola Tesla

 

L'obsession de la physique moderne à trouver des particules élémentaires est absurde. La dernière invention des physiciens, c'est la théorie des supercordes. Selon cette théorie, les particules élémentaires de la matière résultent de la vibration de minuscules "bouts de ficelle" dont la taille est égale à la longueur de Planck. Ce délire de physiciens, ce pur délire mathématique pourrait-on dire, car il n'est basé sur aucune preuve scientifique, est né suite au "problème" du mur de Planck et a pour but d'unifier les deux théories du monde phénoménal que sont la mécanique quantique et la relativité. Depuis qu'Edwin Hubble a observé, en 1929, que le spectre d'émission des galaxies était d'autant plus décalé vers le rouge que celles-ci étaient éloignées de nous, on a imaginé que l'Univers est né d'une immense explosion d'un point infiniment petit. C’est la théorie du big bang. En 1951, le Pape a même donné sa bénédiction au big bang en le comparant au fiat lux de la Bible. Le problème des astrophysiciens, c'est qu'ils ne s'expliquent pas ce qui c'est passé avant 0,000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 1 seconde après l'explosion primordiale, alors que l'Univers était des milliards de fois plus petit qu'une particule de talc, la longueur de Planck étant de 0,0… 29 zéros 001 cm ! On est dans la « mousse quantique », selon leur propre vocabulaire !

 

Je crois que les physiciens se sont fait piéger par le langage mathématique et qu'ils en profitent pour asseoir leur pouvoir de sorciers modernes. Le monde phénoménal, l'Univers, n'est pas "né" au sens où il serait passé de l'inexistence à l'existence. Il existe seulement selon notre vérité relative, mais est dépourvu de réalité ultime. La vérité relative, ou conventionnelle, correspond à notre expérience empirique du monde, à la façon ordinaire dont nous l'appréhendons, c'est-à-dire en attribuant aux choses une réalité objective. En ultime analyse, les phénomènes sont dénués d'existence intrinsèque. C'est la vérité absolue. Dans ce cas, le problème de la Création est un faux problème. La Création devient un problème lorsqu'on réifie les phénomènes. Cette position n'exclut cependant pas le déploiement du monde des phénomènes. Il est évident que les phénomènes ne sont pas non-existants. Ils existent de façon interdépendante et non pas comme une "collection d'objets" autonomes existant par eux-mêmes. Le monde existe à la manière d'un rêve, d'un mirage, il est à la fois apparent et dépourvu d'existence propre. Les phénomènes tirent leur nature d'une mutuelle dépendance et ne sont rien en eux-mêmes. Leur évolution n'est ni arbitraire ni déterminée par un principe créateur, elle suit les lois de cause à effet au sein d'une interdépendance globale, d'une causalité réciproque. Le problème de l'origine de l'Univers repose donc sur la croyance en la réalité des phénomènes et de l'existence réelle du temps et de l'espace. Dans la pensée bouddhique de tradition tibétaine, bien que la réalité du monde extérieur ne soit pas niée, elle est considérée comme relative. Elle est contingente du langage, des conventions sociales et des concepts communs. La notion d'une réalité prédonnée, indépendante de l'observateur n'est pas soutenable. Comme selon la mécanique quantique, la matière ne peut être objectivement perçue ni décrite en dehors de l'observateur ; la matière et l'esprit sont codépendants.

 

La matière est faite d’ondes pourrait-on dire … cela va dans le sens qu'il est absurde de vouloir absolument que l'Univers "existe" concrètement avec des "particules élémentaires". En clair, on vit dans un champ "de force", "d'énergie", une sorte de rêve collectif dont le conditionnement mutuel fait que l'on croit très fort à "l'existence concrète" du monde phénoménal qui est là devant nous. Du point de vue de la réalité absolue, il n'y a ni création, ni durée, ni cessation. Ce paradoxe montre bien le caractère illusoire des phénomènes. Le point de vue extrême du réalisme matérialiste est erroné, tout comme l'est le nihilisme qui considère que rien n'existe. Le matérialisme est un point de vue réificateur qui postule l'existence d'une matière immuable et de constituants solides de cette matière. Si on s'interroge sur l'existence d'une réalité objective, on ne peut pas dire qu'il n'y a rien ni qu'il y a quelque chose. La science parle d'un Univers comme un objet. L'Univers n'est pas indépendant de la conscience, mais il n'est pas non plus qu'une projection de la conscience (idéalisme). En fait, le sujet et l'objet, la conscience et les phénomènes se façonnent mutuellement. Si vous observiez la composition d’un atome au microscope, vous verriez un petit vortex invisible qui ressemble à une tornade, avec un certain nombre de petits tourbillons d’énergie infiniment petits que l'on appelle quarks et photons. Ce sont eux qui constituent la structure de l’atome. Si vous observiez la structure de l’atome de plus en plus près, vous ne verriez rien, vous observeriez un vide physique. L’atome n’a pas de structure physique, nous n’avons pas de structure physique, les choses physiques n’ont aucune structure physique ! Les atomes sont faits d’énergie invisible, pas de matière tangible.

La matière est faite d'ondes – collectionscanada.gc.ca/…matiere.htm

 

Le flux de la connaissance se dirige vers une réalité non mécanique ; l’univers commence à ressembler davantage à une grande pensée plutôt qu’à une grande machine. L’esprit ne semble plus être un intrus accidentel dans le domaine de la matière, mais plutôt un créateur et un gouverneur du royaume de la matière. Prenez-sur vous, et acceptez la conclusion incontestable. L’univers est immatériel-mental et spirituel. Richard Conn Henry, professeur de physique et d’astronomie à l’Université Johns Hopkins. The mental Universe – henry.pha.jhu.edu/The.mental.universe.pdf 3-6-9 TESLA CODE – youtu.be/hJa1Vl1j1qo (joli vidéo !)

 

Ce qui est vrai pour le monde phénoménal l'est d'autant plus pour le monde humain. La science économique n'est qu'une mystification, un dogme avec ses prêtres. Le monde humain est une projection collective de l'imaginaire de chacun. Nous sommes à la fois les créateurs, les réalisateurs et les acteurs de la société.

 

 

A 8 ► De la servitude moderne

 

Voici un poème en prose sur l'absurdité de notre monde moderne ainsi qu'un film de 52' – youtu.be/e5LcXFXgqw0 – Ici une petite partie de ce texte (delaservitudemoderne.org/texte.html - l'auteur, Jean-François Brient, donne l'autorisation de le reproduire à tous ceux qui le souhaitent).

 

Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer. Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maîtres qu’ils devront servir. Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Voilà bien l’étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas, ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur. Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n’aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l’aliénation. L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave. Montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présentée par le pouvoir constitue la subversion la plus authentique. Seule la vérité est révolutionnaire.

 

Chapitre III : L’aménagement du territoire et l’habitat. Chapitre IV : La marchandise. Chapitre V : L’alimentation. Chapitre VI : La destruction de l’environnement. Chapitre VII : Travail, du latin tripalium trois pieux, instrument de torture. Chapitre VIII : La colonisation de tous les secteurs de la vie. Chapitre IX : La médecine marchande. Chapitre X : L’obéissance comme seconde nature. Chapitre XI : La répression et la surveillance.

 

Chapitre XII : L’argent.

Comme tous les êtres opprimés de l’Histoire, l’esclave moderne a besoin de sa mystique et de son dieu pour anesthésier le mal qui le tourmente et la souffrance qui l’accable. Mais ce nouveau dieu, auquel il a livré son âme, n’est rien d’autre que le néant. Un bout de papier, un numéro qui n’a de sens que parce que tout le monde a décidé de lui en donner. C’est pour ce nouveau dieu qu’il étudie, qu’il travaille, qu’il se bat et qu’il se vend. C’est pour ce nouveau dieu qu’il a abandonné toute valeur et qu’il est prêt à faire n’importe quoi. Il croit qu’en possédant beaucoup d’argent, il se libérera des contraintes dans lesquelles il se trouve enfermé. Comme si la possession allait de pair avec la liberté. La libération est une ascèse qui provient de la maitrise de soi. Elle est un désir et une volonté en actes. Elle est dans l’être et non dans l’avoir. Mais encore faut-il être résolu à ne plus servir, à ne plus obéir. Encore faut-il être capable de rompre avec une habitude que personne, semble-t-il, n’ose remettre en cause.

 

Chapitre XIII : Pas d’alternative à l’organisation sociale dominante.

Or l’esclave moderne est persuadé qu’il n’existe pas d’alternative à l’organisation du monde présent. Il s’est résigné à cette vie car il pense qu’il ne peut y en avoir d’autre. Et c’est bien là que se trouve la force de la domination présente : entretenir l’illusion que ce système qui a colonisé toute la surface de la Terre est la fin de l’Histoire. Il a fait croire à la classe dominée que s’adapter à son idéologie revient à s’adapter au monde tel qu’il est et tel qu’il a toujours été. Rêver d’un autre monde est devenu un crime condamné unanimement par tous les médias et tous les pouvoirs. Le criminel est en réalité celui qui contribue, consciemment ou non, à la démence de l’organisation sociale dominante. Il n’est pas de folie plus grande que celle du système présent.

 

Chapitre XIV : L’image. Chapitre XV : Les divertissements. Chapitre XVI : Le langage. Chapitre XVIII : Le système totalitaire marchand.

 

 

A 9 ► Le dossier financier troublant du 11 septembre 2001 – théorie du complot ?

 

Comment les banques fédérales, les commissions d’enquête successives, ou encore les autorités de régulation financière aux États-Unis et en Europe ont-elles réagi dans le temps aux transactions suspectes effectuées autour du 11/9 ? Puis aux rumeurs insistantes de délits d’initiés ? Et enfin aux études scientifiques montrant la très forte probabilité d’opérations financières impliquant une pré-connaissance précise des événements du 11-septembre par certains opérateurs qui ont, pour l’occasion, fait d’énormes profits ?

 

Interview de Marc Chesney (professeur de finance à l'Université de Zürich, ancien professeur à HEC) par le journaliste J.-J. Bourdin sur RMC au sujet des étranges opérations boursières effectuées les jours précédant le 11 septembre. M. Chesney a effectué une étude sur ces opérations boursières qui conclut à une "très forte probabilité de délits d'initiés". J.-J. Bourdin trouve cela "vraiment troublant." → youtube.com/pstnVjxjhQ8

Dans les heures précédant les attentats du 11 septembre, les ordinateurs installés dans les Tours jumelles ont enregistré un flux de transactions anormalement élevé en taille et en volume. Plus de 100 millions de dollars auraient été transférés illégalement selon l'évaluation de l’expert Richard Wagner de la société Convar, une société allemande spécialisée dans le recouvrement de données qui fut chargée d’extraire les informations contenues sur les disques durs retrouvés dans les décombres du WTC.

Peter Henschel, le directeur de Convar déclarera à l'agence de presse Reuters le 17 déc 2001: "On soupçonne que l'information sur les attaques a été obtenue par des initiés qui l'ont utilisée pour envoyer des ordres et des autorisations de transactions financières […]". L'objectif des « spéculateurs criminels » - c'est ainsi qu'un expert financier les qualifie - était d’accomplir un crime parfait : « Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne pourraient pas êtres récupérés après la destruction des systèmes centraux » affirme l’expert R. Wagner de la société Convar. Les indices recueillis par Convar qui tendent à confirmer qu’il y a bien eu délits d’initiés sont depuis lors maintenus sous embargo. Convar a accepté de coopérer étroitement avec le FBI qui s'est efforcé de clore au plus vite ce dossier, un dossier par ailleurs totalement ignoré par la Commission d’enquête du 11 septembre → dailymotion.com/…l_news

Des volumes atypiques sur certains titres peuvent laisser penser à des délits d'initiés. Six ans après les attentats du 11/09/2001, c'est la conclusion troublante d'une récente étude de M. Chesney et L. Mancini, professeurs à l'Université de Zurich. Les auteurs, l'un spécialiste des produits dérivés, l'autre économètre, ont travaillé sur les options de vente, utilisées pour spéculer à la baisse, de 20 grands groupes américains, notamment dans l'aéronautique et la finance. Leur analyse porte sur les transactions réalisées entre le 6 et le 10 septembre 2001 comparativement aux volumes moyens enregistrés sur une longue période (une dizaine d'années pour la plupart des sociétés). Les deux spécialistes ont par ailleurs calculé la probabilité […]. Par exemple, 1535 contrats d'options de vente à échéance octobre 2001, à 30 dollars, ont été échangés sur American Airlines le 10 septembre, contre une moyenne quotidienne d'environ 24 contrats sur les trois semaines précédentes. » Le fait que le marché soit baissier à l'époque « n'explique pas assez ces volumes surprenants » → lesechos.fr/…attentat.htm

On retrouve dans cet article des noms connus, comme celui de Wirt Walker III, un cousin de George Walker Bush, ou de Louis Freeh, ex-directeur du FBI, ou encore de Jerome Hauer, responsable le 11 septembre 2001 de l’Office of Emergency Management, le Bureau de gestion des urgences de la ville de NY. On y trouve aussi le nom de sociétés comme Stratesec (spécialisée dans la sécurité, et en charge du WTC), Convar (récupération de données sur disques durs endommagés), ou encore Kroll Associates… Si l’on n'a jamais étudié le sujet, cela peut paraitre surprenant dans un article sur des soupçons de délits d’initiés le 11-septembre, et pourtant… → agoravox.fr/…435

Dans l'émission « On a tout essayé » du 12 octobre 2004, l’éminent grand reporter français Éric Laurent livre les principaux enseignements de son enquête d’investigation "La face cachée du 11 septembre": des révélations explosives et fort dérangeantes !

À propos de La Face cachée du 11 Septembre d'É. Laurent : ce livre dévoile les mensonges et silences officiels qui entourent encore la tragédie du 11 septembre. Un an d'enquête a conduit l'auteur notamment aux USA, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar, en Israël et jusqu'aux montagnes de Tora Bora, dernier refuge de Ben Laden en Afghanistan. Enquête minutieuse, parfois dangereuse, qui révèle la face cachée du 11 Septembre. Pourquoi Oussama Ben Laden n'est-il toujours pas inculpé par les responsables américains pour les attentats du 11 septembre ? Pourquoi la CIA qui surveille en permanence les marchés financiers n'a t-elle pas détecté le plus grand délit d'initiés de l'histoire qui a précédé le 11 septembre ? Quelle est la véritable identité des pirates de l'air ? Quel est le rôle exact joué par les services secrets pakistanais ? Et que penser de l'Arabie saoudite, de ce royaume dont trois princes ont connu une mort mystérieuse à la suite du 11 septembre ? Les informations recueillies dans ce livre, les faits troublants, les contradictions et les manipulations avérées battent en brèche les vérités admises → dailymotion.com/…chez_news

Éléments, discussion et récit concernant certains sujets sensibles de Sécurité nationale. Le document ferait trembler Washington. Long de 28 pages, il pointerait les responsabilités, directes ou indirectes, de l'Arabie saoudite dans les attentats du World Trade Center, ce tristement célèbre 11 septembre 2001. Il mettrait également en cause le consulat saoudien à Los Angeles, l'ambassade du pays à Washington, ainsi que de riches Saoudiens installés à Sarasota, en Floride. Ces 28 pages faisaient partie du rapport sur le 11-septembre du Comité du renseignement du Sénat, publié en 2002. Avant qu'elles ne soient supprimées et classifiées à la demande de l’administration Bush → 20minutes.fr/…saoudite

La NSA prétend avoir surveillé les conversations entièrement traduites en été 2001 - en temps réel - entre Mohamed Atta et Khalid Cheikh Mohamed, ayant soulevé des inquiétudes. Dans l’une des conversations, Khalid a soi-disant donné à Atta le feu vert pour les attaques ; la NSA devait donc être prévenue.

En rapport avec les enquêtes qui auraient pu mener à l’arrestation des pirates de l’air, l’agent Coleen Rowley du FBI prétend que les directeurs du FBI ont intentionnellement empêché ses investigations sur Zacarias Moussaoui – alors qu’il fréquentait l’école de vol de Minneapolis. Ils ont fait cela en dépit des avertissements reçus des renseignements français. Rowley croit que si le FBI avait approuvé son enquête, il aurait pu découvrir les plans de Moussaoui comme ceux de plusieurs autres pirates de l’air inscrits dans les écoles de vol. Certains croient que les importantes sommes d’argent transférées par les renseignements pakistanais (ISI) à Mohamed Atta les jours avant le 11/9 sont la preuve de la coopération entre l’ISI, la CIA, et Al Qaïda → reopen911.info/…initie.pdf

Le journaliste du Monde Serge Michel évoque un trafiquant israélien qui serait impliqué dans le financement du 11-septembre. L’information proviendrait des fichiers de la filiale suisse de la banque britannique HSBC (affaire SwissLeaks) → reopen911.info/…conspirationnistes

Les initiés du 11 septembre. Après 3 années de recherche, cette enquête multimédia, progressivement mise en ligne, vise à exposer – à travers la publication d’un ensemble de documents dont certains sont inédits – la réalité et la complexité d’un phénomène passé sous silence : l’impunité des « fondamentalistes financiers », au coeur de l’Occident, qui ont tiré profit des attentats du 11-septembre → dailymotion.com/…septembre_news

Zapping télé des 10 ans des attentats du 11-septembre. Réalisé par un sympathisant de ReOpen911, ce zapping d'une durée de 20 minutes propose un condensé des remises en question de la théorie officielle du complot du 11/9 dans les médias télévisés francophones sur 10 ans, de fin 2001 au début de l'année 2011. Cette vidéo soulève de nombreuses questions très peu abordées par les grands médias alignés → dailymotion.com/…news

Annonce par le ministre de la Défense D. Rumsfeld le 10 septembre 2001, soit la veille des attentats du 11/9, de la "disparition" colossale de 2300 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, soit 25 % du budget total de la défense américaine… Un montant 6 fois plus élevé que le budget total de l'État français en 2001 (259 milliards d'euros, soit 360 milliards de dollars), un montant également supérieur au PIB de la France pour cette même année (1475 milliards d'euros, soit environ 2000 milliards de dollars) → dai.ly/xfk1pe

 

Quel merveilleux outil que « La théorie du complot »* mis au point par les services secrets américains (CIA), suite à l’assassinat du président J. F. Kennedy pour faire taire toute critique sur cette mort bien étrange. Cette méthode a parfaitement réussi et aujourd’hui encore, il suffit d’être taxé de « complotiste » ou de « conspirationniste » pour qu’aussitôt la bien-pensance ridiculise, jette l’opprobre, disqualifie, calomnie toute personne tenant des propos s’écartant du cadre autorisé. En fait toute personne ayant osé actionner son esprit critique se trouve ainsi reléguée dans le rang des parias. Quelle déroute de l’analyse critique ! Quelle déroute de la pensée ! C’est la fin de la pensée ! La pensée unique tue la pensée ! Ouvrons les yeux et évitons ce réflexe conditionné de rejet automatique de toute pensée qui dérange.

 

Les termes « théorie du complot », « complotiste » ou « conspirationniste » sont issus de l’État profond américain suite à l’assassinat du président Kennedy. Il s’agissait de graver dans le marbre une théorie officielle occultant les faits réels et de la défendre en taxant de conspirationnistes tous ceux qui la critiqueraient. On trouve la preuve de ce procédé dans un document de la CIA daté du 1er avril 1967. Le document n°1035-960 a introduit le terme de « Conspiracy Theory », en français « théorie de la conspiration ». Il a été publié en 1976 à l’instigation du New York Times.

 

Comment la CIA a inventé le concept de théorie du complot lesakerfrancophone.fr/…complot (05/09/16)

Comment la CIA a inventé le terme de « théorie de conspiration » il y a 50 ans reseauinternational.net/…50-ans (15/05/17)

La stratégie de « La théorie du complot » fête ses 50 ans ! morpheus.fr/…50-ans (20/06/17)

 

 

A10 ► Skolimowski – Philosophie pour une Nouvelle Civilisation – Connaissances et valeurs

 

Professeur de philosophie écologique à l'université de Lodz en Pologne, Henryk Skolimowski a écrit Eco philosophie en 1971 ; il est né en 1930 et vit en Californie. Les passages ci-dessous sont extraits du chapitre : Connaissances et valeurs. Il est indispensable de lire ce chapitre pour comprendre l'émergence du scientisme et la cause de beaucoup de nos problèmes actuels.

 

Nous commençons cette étude par certaines distinctions, indispensables pour comprendre la vision scientifique du monde. En même temps, elles sont la cause de beaucoup de nos problèmes actuels, conceptuels et autres. L'une est la distinction entre le savoir et les valeurs. Leur séparation fut un événement considérable dans l'histoire intellectuelle de l'Occident, conduisant à l'émancipation des disciplines scientifiques spécialisées du corps de la philosophie naturelle. Ce fut aussi un événement périlleux : à long terme, il entraîna une conception de l'Univers semblable à un mécanisme horloger et l'élimination progressive de notre savoir en désaccord avec cette compréhension mécanique, y compris les valeurs intrinsèques, qui furent remplacées par des valeurs instrumentales. Logiquement, deux processus différents semblent avoir eu lieu : d'une part, l'exploration intensive du monde physique, et d'autre part, la lente disparition des valeurs intrinsèques. Cependant, cette séparation logique est trompeuse car nous ne sommes pas en présence de deux processus, mais de deux aspects différents du même mécanisme. De plus, la quête d'explications scientifiques et la forte croissance des sciences physiques coïncidaient avec le déclin des valeurs intrinsèques et s'inscrivaient dans son contexte. L'augmentation des connaissances dans le monde de la physique s'est faite au détriment des valeurs humaines. Quand les unes s'élèvent, les autres chutent. Il s'ensuit que la résurrection des valeurs intrinsèques et leur rétablissement au centre de nos vies peuvent être menés à bien. Ce bouleversement se fera sans doute aux dépens de notre adulation pour la science et les faits physiques que nous avions abusivement promus au rang de divinités. Pour les paragraphes suivants : Les quatre positions historiques originelles ; L'empirisme classique et L'anti-empirisme ; voir : jutier.net/contenu/skolimow.htm

 

L'éclipse des valeurs au 19e siècle.

Bien que les progrès des sciences naturelles au 17e siècle fussent considérables, les valeurs traditionnelles continuèrent à prévaloir. Des empiristes tels que Locke et Hume postulèrent la séparation de la connaissance et des valeurs. Le 18e siècle devait être celui de la transition. Les slogans de l'illumination française furent à la fois libérateurs – pour ceux attachés aux visions promues par les religions anciennes – et profondément contraignants, parce qu'ils ouvraient le chemin au matérialisme vulgaire, au positivisme superficiel et à l'effacement des valeurs que connut le XIXème siècle. Le 19e siècle fut marqué par le triomphe de la science et de la technologie et par une extension sans précédent de la vision scientifique du monde. L'imposition agressive du positivisme et du matérialisme (dont le marxisme fut un aspect), de la rationalité scientifique et de l'efficacité technologique, ouvrirent la voie à l'industrialisation qui, hélas, se développa en âge de dévastation de l'environnement. Le cap était mis sur le "meilleur" des mondes, condamnant les valeurs traditionnelles (intrinsèques) à l'oubli.

 

La science ne prit pas son essor dans un vide social, mais dans une culture en voie de développement. La lutte contre les aspects figés des religions institutionnalisées fut menée aux 17e et 18e siècles avec presque autant d'intensité qu'au 19e. Mais ce dernier fut plus agressif et réussit mieux à freiner l'influence de la religion sur la pensée. La vision laïque, rationnelle et scientifique du monde se répandit victorieusement à cette époque. Il semble qu'il ne restait plus qu'à l'appliquer ; le paradis terrestre était proche. La lutte entre la science et la religion ne se limita plus à l'intellect, à l'explication du monde qui nous entoure. Ce fut aussi une bataille idéologique et eschatologique car il était question de "fin" de la vie humaine. Représentant le statu quo, la religion était tournée vers l'intérieur ; elle enjoignait à l'homme de se perfectionner et de chercher sa récompense ultime dans l'au-delà. La science représentait un processus de changement continuel : tournée vers l'extérieur, elle promettait la délivrance ici et maintenant, sur Terre. Dans cette lutte, la religion contractait souvent alliance avec les valeurs intrinsèques, les soutenant et s'appuyant sur elles. La science par contre s'alliait au progrès. Les corollaires de ces deux forces opposées – les valeurs intrinsèques et le progrès – devinrent des adversaires. Ainsi, des individus "progressistes" et "révolutionnaires" démystifiaient avec la même véhémence et les religions et les valeurs traditionnelles qu'ils identifiaient aux mœurs féodales et bourgeoises, les déclarant indignes des temps nouveaux qui aspiraient à la vigueur, au rationnel et au pragmatisme. Ce climat fut le terrain idéal pour écarter progressivement les valeurs intrinsèques comme les vestiges d'un monde désuet. Il n'est donc guère étonnant que les nouvelles doctrines sur les valeurs s'efforcent de servir la vision scientifique du monde et de justifier sa suprématie. La doctrine utilitariste proclamait que notre éthique et nos actes devaient être basés sur le principe du plus grand bien pour le plus grand nombre. Formulé ainsi, l'utilitarisme ne semble pas soumettre l'éthique aux diktats de la science. Toutefois, le courant fut aussitôt vulgarisé et il en résulta la traduction suivante : la plus grande quantité matérielle pour le plus grand nombre d'individus. Telle est l'éthique sous-entendue par la société technologique ou de consommation. Nous pouvons donc voir que l'utilitarisme est devenu l'allié du progrès matériel, sa justification éthique. Ce progrès lui-même est devenu une part essentielle de la vision scientifique et technologique du monde. L'historien scrupuleux pourrait objecter que cette interprétation fait violence au sens primitif de l'utilitarisme tel qu'exposé par Jeremy Bentham et John Stuart Mill. Les doctrines éthiques sont jugées en fonction de leur application dans la pratique. L'utilitarisme fut "instrumentalisé" et intégré par la société technologique avec tant de facilité, ce qui montre simplement combien il était en accord avec l'homogénéisation croissante du "meilleur" des mondes. Bentham et Mill étaient après tout des empiristes par excellence du 19e siècle et leurs idéologies incarnaient toutes les limitations typiquement empiristes. D'autre part, le nihilisme et le scientisme proclamaient haut et fort l'évangile de la science, divinisaient les faits et discréditaient tout produit de l'esprit humain en le considérant comme dépourvu de sens et réactionnaire. Sergei Bazarov est l'un des représentants des plus frappants de cette nouvelle pensée. Tel que décrit par Tourgueniev dans son roman Pères et fils, Bazarov est un robuste défendeur exubérant de la science, du matérialisme et du monde qui a adopté les faits et les connaissances positives comme valeurs suprêmes. Il renie l'art, la poésie et les autres "niaiseries romantiques". Bazarov incarne une synthèse du nihilisme, du matérialisme, du scientisme et du positivisme dominants qui, chacun à sa manière, considéraient les valeurs intrinsèques comme secondaires, insignifiantes ou inexistantes dans un monde où règnent les faits nus, l'objectivité clinique et la raison scientifique. Il en faut peut pour réaliser que la pensée de Bazarov a remporté la victoire ; sa philosophie est incarnée par des sociétés entières. Le Bazarovisme a imposé sa domination, ne serait-ce qu'à titre implicite, dans la société technologique contemporaine, en Orient comment en Occident. Un regard serein est suffisant pour réaliser que l'Union Soviétique était autant dominée par les Bazarovs que la nôtre. La manie de la croissance économique (identifiée à tort au progrès) continue, la pensée endoctrinée appelée analyse des coûts et des profits (considérée à tort comme la méthodologie la plus valable), les efforts considérables pour rationaliser tous les aspects de l'existence humaine, sont tous des pièces du même puzzle, de la même philosophie. Nos universités se sont spécialisées pour produire et former des Bazarovs. Le problème est grave car, même si nous en sommes profondément conscients, nous n'y pouvons rien. Comme courant social dominant, le Bazarovisme a envahi les structures de notre société et de notre enseignement. L'un des aspects des plus alarmants de la situation est que les Bazarovs se considèrent comme les "flambeaux du progrès", "les pionniers de l'Humanité", "les nouveaux constructeurs du monde au bénéfice de tous". Ils servent ainsi les intérêts les plus grossiers du statu quo et sont les pionniers des destructions écologiques et humaines. En fait, ils n'incarnent que le conformisme et la servitude. En quelques décennies, les "révolutionnaires" et les "progressistes" sont devenus partisans résolus du statu quo.

 

Au cours de la dernière décade, les vrais révolutionnaires ont tenté de rallumer notre intérêt pour le bien-être d'une Humanité unie. Ils n'ont pas été les rationalistes à l'esprit solide qui proposaient de "dégager les décombres de l'histoire" pour tracer des voies nouvelles, mais les "doux rêveurs" qui croyaient aux valeurs intrinsèques, manifestaient des tendances parfois mystiques et se déclaraient hostiles à la science et au progrès. Le résultat de ces changements pénibles quant aux termes "raison", "déraison", "libération" et "oppression" fut que les esprits libéraux ne savaient plus que croire. Ils investirent donc en faveur de la raison et du progrès qui devaient logiquement les protéger de l'oppression et de l'exploitation. Mais entre-temps, la raison est devenue une sorte d'oppression et le progrès une force mutilante. Dans « L'homme unidimensionnel », Herbert Marcuse expose remarquablement ce renversement, ce qui nous dispense d'insister sur ce point. Le climat intellectuel du 20ième siècle – dans les pays économiquement développés de l'Occident – n'a pas été qu'un terrain favorable au triomphe des Bazarovs. Il a aussi contribué à décourager les autres penseurs à considérer les valeurs comme l'un des centres de la pensée et de la vie humaine.

 

L'une des grandes mésaventures de la pensée occidentale moderne a été le lien des valeurs intrinsèques avec les religions institutionnalisées. Aux yeux de beaucoup, la faillite de l'une des religions institutionnalisées fut l'équivalent de la chute de la religion en tant que telle, et de ses valeurs propres. Cette identification repose sur une logique défaillante. Les religions, et surtout les valeurs intrinsèques, ne sont pas que des instruments permettant au clergé de faire régner l'ordre – même s'il est arrivé qu'il s'en soit servi à cette fin. Ce sont des formes et des structures, élaborées au cours des millénaires d'expérience humaine, qui permettent à l'individu de se transcender et ainsi d'obtenir le meilleur de lui-même. Le climat du 20e siècle nous a rendus insensibles à notre héritage spirituel, et la philosophie n'a guère remédié à cette situation. Les positivistes logiques ont notoirement manifesté leur insensibilité au problème des valeurs. Même des penseurs éminents et des philosophes équilibrés, tel Karl Popper, réputé antipositiviste, nous apportent fort peu. Il est réellement incroyable, voire embarrassant, que Popper dise si peu de choses sur les valeurs et reste si discret à leur sujet. L'ombre du positivisme nous a tous envahis. L'absence des valeurs a été un sous-produit inévitable du deuil des religions et de l'émergence d'une vision séculaire du monde.

 

Information – connaissance – sagesse.

Entre 1700 et 1900, l'homme fut divisé en deux moitiés ! Nous séparâmes la connaissance de l'homme de son essence, de ses valeurs, de ses intérêts transcendantaux. La connaissance fut isolée et placée dans un récipient à part : le cerveau. Ce dernier fut considéré comme un coffre à outils, renfermant tous les objets nécessaires au travail en cours. Ainsi prit fin l'unité de l'homme et de sa connaissance, il n'y a plus que des outils spécifiques destinés à des tâches spécifiques. La connaissance devient information pure. Le processus entier est dépersonnalisé, mécanisé, adapté à l'ordinateur. La séparation des faits et des valeurs, de l'homme et de sa connaissance, du phénomène physique et des "autres" phénomènes, est une conséquence de l'atomisation de la physique aussi bien que du monde humain. Le processus d'isolement, d'abstraction et de séparation (rendre un phénomène étranger aux autres), qui était la condition préliminaire de la pratique efficace de la science moderne, était en fait un processus d'aliénation conceptuelle. Cette dernière devint à son tour une aliénation humaine : l'homme se rendit lui-même étranger à sa connaissance et à ses valeurs. La cause première de l'aliénation contemporaine est une conception erronée de l'Univers où chaque chose est séparée et divisée, où l'être humain lui-même est atomisé et "déchiré". Cette vision actuelle est artificielle.

 

Pour retrouver notre santé mentale et recomposer nos « moi » divisés, il est nécessaire de revoir certaines prémices fondamentales. Nous devons tout d'abord réaliser que l'état des connaissances d'un individu est une caractéristique importante de l'état individuel. Il s'agit d'une reformulation de la notion de connaissance telle que Platon, Saint-Augustin et Copernic la concevaient. Tous les trois, en effet, considéraient les connaissances non pas comme une réserve d'informations rassemblées dans la mémoire, mais comme une partie intrinsèque de l'être humain. Ils affirmaient que la connaissance est inséparable des actions et des jugements personnels. D'après Saint-Augustin, une connaissance juste est la base d'une conduite correcte et même Newton, considéré comme le meilleur atout des empiristes, fut loin de penser que la connaissance est information pure, sans rapport avec les autres valeurs humaines. De nos jours, cette vision est toujours en vigueur dans les sociétés primitives et en particulier chez les tribus amérindiennes. Déclarer que notre connaissance est un aspect important de notre être, qu'en tant qu'organismes bio-sociaux, nous ne pouvons agir indépendamment de nos connaissances, n'est pas une expression nostalgique d'un paradis perdu. Ce n'est qu'une description de la condition humaine. Comment justifier cette conception à une époque où la connaissance semble être totalement séparée de la vie ? Si l'intégration d'un savoir pertinent est indispensable à la cohérence de la vie individuelle, il est inévitable que la suppression d'une telle connaissance ne puisse que provoquer confusion et incohérence dans la vie. Il n'est pas nécessaire d'être perspicace pour voir ce phénomène se produire de nos jours. Les jeunes gens et les moins jeunes se perdent, sont indécis et aliénés parce qu'ils manquent de connaissance utile pour les guider. Ils manquent de boussole, d'un centre de gravité pour donner un sens au monde qui les entoure. Ils sont par contre remplis de "bits" et de données d'informatique, ainsi que de connaissances spécifiques qui se révèlent si souvent inappropriées. La problématique est pathologique. Au lieu d'éclairer, la connaissance crée la confusion ; et l'accumulation d'informations ne fait qu'aggraver le processus d'aliénation. Cette pathologie est d'autant plus marquée que jamais encore, dans l'histoire humaine, l'enseignement n'avait été poursuivi avec autant de moyens. Jamais l'homme ne s'est senti aussi éloigné du monde et de son semblable que de nos jours. La cause est sans doute ancrée dans la nature des connaissances que nous recherchons. Une connaissance étrangère à l'esprit et aux valeurs humaines ne peut que désensibiliser et aliéner ceux qui l'acquièrent. Mais soyons très prudents en disant que cette connaissance est "inappropriée" car, dans un certain sens, elle est très appropriée. Elle convient parfaitement au système économique qui s'intéresse avant tout au rendement maximum ; à la société technologique telle que nous la connaissons. Elle convient à un monde conçu comme une usine. Un système qui exploite l'économie, l'environnement et l'homme, ne peut s'intéresser à une connaissance de sagesse pure. Mais l'information et le travail d'expert lui sont vitaux, car son bon fonctionnement est basé sur la compréhension technologique. Voilà pourquoi nous abreuvons et nous nous abreuvons nous et nos étudiants d'informations et de savoirs spécifiques et non de vraie connaissance.

 

La cause profonde de l'éclipse des valeurs.

Qu'elle est la cause de cette éclipse des valeurs et donc de tous les maux qui en découlent ? Max Scheler répond ceci : "Concevoir le monde sans valeurs est une tâche que l'homme a soumis à une valeur : la valeur vitale d'une maîtrise et d'un pouvoir sur toutes choses". Nous comprenons aujourd'hui que cette maîtrise est illusoire, qu'il nous est impossible de soumettre le monde à notre volonté sans nous détruire nous-mêmes. Néanmoins, nous maintenons et perpétuons le même système, destiné à cette grande, mais finalement pitoyable folie. Il convient d'examiner également la question de la relation entre la théorie et la pratique. À un certain niveau, la séparation des valeurs et de la connaissance peut-être vu comme problème philosophique abstrait. Mais cette séparation est partie intégrante d'un processus qui nous transforme en Bazarov pour maintenir la société de consommation et la conception du monde comme une usine. Ne regrettons pas qu'il n'y ait aucune relation entre théorie et pratique. Il y en a une : des théories ingénieuses ont été conçues et développées pour justifier et maintenir des pratiques parasitaires à l'égard des autres peuples et de la nature en général. Notons au passage que le système parasite équitablement les peuples et la nature. Il est capital de comprendre les rapports entre les forces économiques d'une société et sa conception de la nature et de l'univers, entre nos pratiques quotidiennes et le regard que nous portons sur le monde. Les larges visions du monde qui nous sont imposées d'une manière subtile et insidieuse justifient et motivent nos pratiques quotidiennes. Et si nous acceptons la vision scientifique du monde avec sa rationalité sous-jacente et son extension – la technologie moderne, nous avons perdu d'avance. Parce que cette vision transforme la connaissance en information, les valeurs en produits économiques, les humains en experts, et justifie ces métamorphoses. Les dangers de la science moderne se trouvent dans les conséquences qu'elle entraîne et dans ses exigences implicites à l'égard des individus et de l'écosystème. Il est inutile d'affirmer que ce n'est pas la science qui a tort, mais les gens qui l'appliquent. Connaissances et personnes sont inséparables. La science a formé les esprits tout autant que ceux-ci ont donné forme à la science. Le crépuscule de la raison scientifique que nous observons n'est pas nécessairement celui du genre humain. Quand, après nous avoir étouffés, la raison scientifique nous libérera de ses puissantes tentacules, nous pourrons enfin rétablir la relation étroite entre connaissances et valeurs.

 

La connaissance est donc un aspect inhérent à l'être. La réintégration de la connaissance et des valeurs devra se produire afin d'assurer la survie de l'humanité. Nous ne pourrons faire face aux nombreux problèmes engendrés par notre présent mode d'interaction avec la nature et avec nos semblables, tant que nous n'admettrons pas l'importance de nos connaissances, qui seront étroitement liées aux valeurs et gouvernées par elles. Tout au long des trois derniers siècles, nous avons redéfini le monde autour de nous. Et le résultat est la violation de ce monde et de nous-mêmes ! Abandonnons la majeure partie de notre "sagesse" de prophètes du progrès matériel, car ce dernier nous conduit à l'échec. Éliminons tout un lot de dichotomies et de distinctions parce qu'elles sont souvent les racines de l'aliénation. Nous devons réaliser que la sagesse, qui est une connaissance "illuminée", est la clé de la vie humaine.

 

Philosophie pour une Nouvelle Civilisation

En 2005, H. Skolimowski a publié « Philosophy for a New Civilization » en Inde – vedicbooks.net/…1181.html. Ce livre est une invitation à une autre forme de philosophie ; non pas abstraite, sèche et indifférente à la vie, mais plutôt pleine de compassion, holistique et qui prends soin et guide la vie. Nous ne devons pas suivre les injonctions dictées par la fascination que crée le système technologique. Nous sommes libres. L'humanité n'est pas désespérée ni condamnée. Nous pouvons faire de ce monde un endroit agréable à vivre pour tout un chacun. Mais nous avons besoin de réfléchir profondément et avec circonstances afin d'être bien inspirés pour répondre à la question sur le sens profond de l'existence humaine. Nous avons besoin de transcender cette pléthore de gadgets, cette insatiable avidité et cette paranoïa de la peur qui nous paralyse. On peut le faire. Nous proposons un nouveau logos (parole, discours, raison) pour une nouvelle civilisation. L'aube d'une Nouvelle Civilisation est à l'horizon, mais nous avons besoin de l'aider à surgir.

 

 

A 11 Quelques propositions programmatiques de Fraternité Citoyenne

 

Les propositions ci-dessous sont extraites du blog de FC – fraternitecitoyenne.blog4ever.com. Les amendements, ajouts et suggestions sont les bienvenus et en débat dans les commentaires des pages du blog. Groupe – facebook.com/groups/FraterniteCitoyenne

 

Démocratie, institutions & services publics.

Il est, au sein de toute société, une juste hiérarchie des pouvoirs : la sagesse montre des objectifs et inspire, le pouvoir politique met en œuvre ce qui est reconnu comme juste, et le pouvoir marchand et industriel satisfait les besoins matériels dans le cadre tracé par le pouvoir politique. La démission du pouvoir politique devant le pouvoir financier a conduit à cette perversion où la consommation devient une fin en soi, et est perçue comme la source de tout bonheur. Une véritable démocratie garantit que les décisions politiques soient toujours conformes à l'intérêt général, aux équilibres écologiques et soient l'émanation d'une vraie volonté populaire, élaborée à travers de nombreux, intenses et authentiques débats entre les membres de la société. Nos institutions ne constituent plus un cadre efficace et démocratique de fonctionnement du pays. Dans le débat pour une nouvelle Constitution pour une nouvelle République fondée sur la souveraineté populaire et la citoyenneté, nous défendons ces propositions tendant à la réhabilitation de la souveraineté populaire et l’approfondissement de la citoyenneté : La réduction des pouvoirs du président de la République et le rééquilibrage des relations entre le Parlement et l’exécutif. L’institution de l’Assemblée nationale en Assemblée législative unique par la suppression du Sénat actuel remplacé par un conseil des sages. Supprimer les restrictions apportées au droit d’amendement des parlementaires par les articles 40 et 49-3 de la Constitution. Renforcer le contrôle parlementaire de l’exécutif. Le Premier ministre ne recevra la plénitude de ses pouvoirs non par le décret de nomination du président de la République (art. 8), mais par un vote de confiance de l’Assemblée nationale à l’installation de son gouvernement. Les corps de contrôle actuellement placés sous l’autorité du gouvernement (Inspection générale des finances, Inspection générale de l’Administration, Cour des comptes, Inspection générale des Affaires sociales), ainsi que les autorités administratives indépendantes qui ont proliféré seront mis à disposition de l’Assemblée nationale. La modification de la composition et du rôle du Conseil constitutionnel. Ses membres seront désignés par l’Assemblée nationale. Les pouvoirs et le statut du président de la République doivent être profondément modifiés par la suppression de l’article 16 de la Constitution, par la modification du statut pénal du président de la République (art. 68) pour limiter le privilège de juridiction dont il bénéficie aux seuls actes accomplis par le Président dans l’exercice de ses fonctions, par l’ajout d’un article qui instaure le déroulement du 2e tour des élections législatives un mois avant le 1er tour des élections présidentielles, par une modification de l’Article 12 qui oblige le président de la République à démissionner s’il prononce la dissolution de l’Assemblée nationale. […]

 

Défense & affaires étrangères.

Les attentats du 11-09-2001 puis les expéditions anglo-américaines au Moyen-Orient ont accentué les interrogations quant aux mutations des logiques de guerre et de paix. Il importe d’autant plus de rappeler que la paix, la non-violence et le multilatéralisme doivent être au cœur des mécanismes de prévention et de résolution des conflits. […] Il faut envisager un abandon de la force nucléaire stratégique et cette question fondamentale doit faire l'objet d'un débat national puis être soumise à un référendum. Le contexte international actuel montre clairement l’inutilité d’un armement nucléaire pour régler les crises ouvertes ou larvées que sont les conflits régionaux. Les conflits, comme ceux qui ont eu lieu récemment, ne peuvent être empêchés par l’exercice de la menace nucléaire sur leurs auteurs. Le terrorisme international, lui non plus, ne peut pas être dissuadé par le chantage nucléaire. La défense de la démocratie, de la justice et de la paix peut-elle cohabiter avec la menace d’anéantissement de populations ? Nous constatons que la chute de régimes racistes ou totalitaires (Afrique du Sud, pays d’Europe de l’Est…) n’a pas été due à la menace nucléaire. Or, des milliers d’armes nucléaires prennent encore l’humanité en otage, […]

 

La France doit s'engager pour un monde plus pacifique et plus juste et doit agir pour des relations internationales plus solidaires. La France et l’Europe ne doivent pas être ni même apparaître associés à la politique agressive de domination des États-Unis. C’est essentiel vis-à-vis du reste du Monde et pour la défense d’une politique efficace de paix et de coopération. Nous refuserons en conséquence un lien transatlantique privilégié. Nous conduirons une politique étrangère qui fera de la France un acteur solidaire et pacifique dans le monde. La France développera une culture de paix et soutiendra les programmes de paix. Nous prendrons des initiatives et les proposerons à nos partenaires européens afin de contribuer à changer profondément les relations internationales. […]

 

Les orientations et les choix de politique étrangère de la France devront faire l'objet de débats publics. Avec l'Europe, elle doit combattre et faire reculer les règles et les politiques de libéralisation qui favorisent, dans la mondialisation capitaliste, la guerre économique, l'exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations. Elle doit contribuer à l'annulation des dettes des pays du Sud, à la mise en cause des plans d'ajustement structurels fondés sur les critères du néo-libéralisme, à la réalisation des objectifs du Millénaire adoptés par l'ensemble des États membres de l'ONU en 2000 pour faire face aux urgences sociales et aux besoins sociaux élémentaires. Elle doit proposer un rôle central de l'ONU dans la coordination et la gestion des secours d'urgence dans les cas de grandes catastrophes naturelles. Elle doit agir avec détermination pour la mise en œuvre de politiques multilatérales de lutte contre la pauvreté, la sous-alimentation et les pandémies, pour le développement d'une agriculture adaptée aux besoins. Nous appuierons, y compris au sein des instances internationales, la restauration et le développement de véritables services publics dans les pays du Sud, afin de protéger leurs biens publics des privatisations accomplies depuis plus de 30 ans au bénéfice d’intérêts économiques des pays développés. Nous augmenterons de manière importante l’Aide Publique au Développement (APD) en direction de ces pays, tout en rendant transparents les mécanismes d’une aide qui, aujourd’hui, ne profite que rarement aux peuples à qui elle est destinée : la politique de coopération et l’APD seront sous contrôle démocratique du Parlement.

 

La France veillera à la pérennité de l'ONU et à sa transformation, au respect des valeurs et des principes inscrits dans sa Charte, à l'exigence d'une réforme d'ensemble lui assurant une plus grande représentativité et une plus forte légitimité universelle (par exemple le renforcement des pouvoirs de l'assemblée générale, une réforme de la composition et des fonctions du conseil de sécurité, la fin du droit de veto des membres permanents), dans l'objectif de promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales, et les principes permettant que le droit international ne soit plus pris en otage par la mondialisation et la loi du plus fort.

 

La France proposera d'instaurer une hiérarchie des normes du droit international afin d'en supprimer les multiples dispositions contradictoires et de donner la prééminence aux normes et exigences sociales, sanitaires, environnementales et culturelles. Elle proposera de créer un instrument d'arbitrage indépendant chargé de les faire respecter. La France agira en faveur d’une refondation complète des institutions financières internationales, où tous les pays seront associés, pour que celles-ci soient dégagées du poids et des contraintes des marchés financiers, pour promouvoir un nouveau type de développement, et de nouveaux mécanismes de régulation financière mondiale. Actuellement, le FMI et la Banque Mondiale, institutions contrôlées par les pays les plus puissants et les plus riches, ne répondent qu’à une logique de gestion financière et de rentabilité des investissements des banques des pays développés, sans souci des droits humains et des conséquences sociales et environnementales, comme l’ont démontré le gestion de la dette et l’imposition de plans d’ajustements structurels imposés aux pays les plus faibles. Les critères de prêts et les modes de décisions d’institutions financières internationales refondées devraient permettre de redéfinir de façon transparente des missions qui correspondent aux besoins réels du développement des pays concernés et permettre à ceux-ci de conserver pleinement la maîtrise de leurs choix et de leurs ressources.

 

La France proposera une réforme de l'Organisation Mondiale du Commerce afin que, dans le cadre du système des Nations-Unies, celle-ci régule effectivement le commerce mondial et cesse d'être un instrument de dérégulation, afin que soient contrôlées les activités des firmes transnationales et que soient respectés les droits des peuples. Ce qui implique une révision en profondeur des finalités de l'OMC et des accords existants.

 

La France et ses partenaires de l'UE pèseront pour que les pays qui cherchent à se libérer de la tutelle des institutions financières et des politiques néolibérales, en Amérique latine, en Afrique, en Asie, soient largement soutenus sur le plan international et voient leur souveraineté confortée. Pour en finir avec le scandale des paradis fiscaux et judiciaires qui permettent l'évasion de sommes colossales, la France agira avec détermination au niveau européen et international pour : établir la traçabilité des transactions financières et la transparence des mouvements de fonds et des patrimoines ; lutter contre l'impunité en renforçant la coopération judiciaire et fiscale entre États ; en favorisant un espace judiciaire européen doté d'un pôle financier ayant accès au secret bancaire. […]

 

La France sera la plus active, avec ses partenaires de l'UE, pour susciter un climat international de plus grande détente et de confiance, et pour le désarmement. Elle cherchera à entraîner ses partenaires européens pour obtenir le respect du Traité de non-prolifération par tous et dans son intégralité, l'interdiction de la diffusion du nucléaire militaire et l'engagement d'un processus de désarmement nucléaire multilatéral et contrôlé concernant tous les pays aujourd'hui détenteurs de l'arme nucléaire. Il faut aller vers l'élimination de toutes les armes nucléaires dans le monde. La France s’opposera à toute nouvelle course aux armements. […]

 

Privilégier l'aide et le commerce avec les démocraties naissantes. […] Les politiques économiques actuelles promues par la Banque mondiale et le FMI redistribuent les ressources des pauvres aux riches ! Le remboursement de la dette est une monumentale escroquerie et a eu comme conséquence le transfert de la richesse des pays pauvres vers les riches créanciers du Nord. Les pays riches ont profité pendant des années des ressources naturelles du Sud en les sous-payant. Ils ont, de fait, contracté une dette écologique envers les pays du Sud. […]

 

Voir aussi les sections : Santé & alimentation. Éducation & recherche. Nature & agriculture. Transports, énergie, ruralité & logement. Économie – production & consommation. Questions sociales et de société.

 

 

A12 ► Gandhi / Ruskin – Les Ouvriers de la Dernière Heure

 

Gandhi découvrit Unto This Last en 1904 en Afrique du Sud. Dans Unto This Last, Gandhi trouva une grande partie de ses idées sociales et économiques. Ruskin était concerné par les mêmes problèmes et apportait des solutions qui ont plu à Gandhi comme si elles étaient les siennes. Ruskin est né à Londres en 1819, diplômé d'Oxford en 1842 où il enseignera plus tard ; ses écrits, nombreux et variés, traitent de peinture, d'architecture, et de l'art italien ; il a aussi écrit des contes moraux, des essais de géologie et d'économie politique ; il est mort à Londres en 1900. Ruskin publie les quatre essais en mai 1862. Au début, Unto This Last se vendit mal. En 1910, plus de 100 000 copies avaient été vendues, et le livre avait été traduit en français, en allemand, en italien, et par Gandhi, en gujarati. Le but d'Unto This Last est double : définir la richesse, et démontrer que certaines conditions morales sont essentielles pour l'obtenir. Ce n'est pas un essai pour définir une nouvelle théorie économique ou pour proposer des politiques particulières. C'est d'abord et avant tout une critique des croyances et des idées populaires. Les économistes avaient défini un "homme économique" qui agit "invariablement pour obtenir la plus grande quantité de nécessités, de facilités ou de luxe, avec la plus petite quantité de travail et d'effort physique nécessaires dans l'état de connaissance existant". Autrement dit, il ne serait motivé que par le désir d'un gain matériel. Ils n'imaginent pas qu'un tel être existe, mais prétendent seulement qu'il est nécessaire d'isoler l'objet de leur investigation, car "c'est la méthode que la science doit obligatoirement suivre". Leurs buts sont de découvrir comment les lois du marché permettent aux personnes le souhaitant d'acquérir des richesses, et l'homme économique leur fournit un bon modèle. Pour Ruskin, et pour Gandhi, c'est précisément cela que la science ne doit pas faire. Si un tel individu n'existe pas, comment ce modèle pourrait-il être utilisé pour comprendre les actions humaines dans la réalité ? Plus que tout, dans le cas de la nature humaine, comment est-il possible de séparer la compréhension d'une action de son jugement moral ? Ce que les économistes veulent apparemment proposer, c’est que la société dans son ensemble profite de l'avidité et du matérialisme des individus égoïstes. Il semble qu'ils recommandent une telle conduite. Beaucoup de politiciens et d'industriels les comprennent certainement de cette façon, et agissent selon ce qu'ils prennent pour leurs conseils, ce qui suffit à Ruskin et à Gandhi pour démontrer l'irresponsabilité de la méthode. Gandhi, comme Ruskin, a répété tout au long de sa vie que l'être humain est fondamentalement moral. Il ne dénie pas qu'il est capable d'avidité, d'immoralité et de manque de cœur. Il affirme simplement que l'on ne peut comprendre l'humanité, ni même la nature de la richesse ou de l'avidité, si l'on ne reconnaît pas que l'être humain est aussi capable d'abnégation, d'honneur, de justice et d'amour. Ce que les méthodes scientifiques abstraites semblent avoir découvert en lui ne sera pas seulement faux (et donc inutile), mais découragera ses vertus dans l'intérêt du progrès économique. Et l'individu, divisé entre des motifs nobles et vils, apprendra que les plus vils sont bénéfiques à la société, et se sentira en conséquence justifié dans son choix égoïste.

 

Unto This Last est d'abord un cri de colère contre l'injustice et l'inhumanité. Les théories des économistes ont outragé ses plus fortes convictions morales. Il critique des penseurs qui proclament avoir fondé une science. Limiter le message du livre à des sentiments moraux serait accepter ce que lui reprochent ses détracteurs : d'être un sentimental qui ne peut faire face à la réalité. Mais le livre est aussi une attaque des méthodes philosophiques et scientifiques que les économistes tiennent pour acceptées. Ruskin et Gandhi résistent totalement à la tendance de la civilisation moderne d'un point de vue intellectuel autant que moral. Ils contestent la méthode, particulière aux temps modernes, qui consiste à travailler par spécialisation. La réalité est déformée quand on isole l'objet de l'étude et quand on détache les considérations matérielles de la morale. Leur argument peut-être relié avec leur objection à la démocratie libérale, qu'ils décrivent comme l'expression politique d'une pensée qui conçoit chaque homme comme la somme de ses intérêts personnels, détaché d'un contexte social. Ils voyaient la division du travail comme une forme d'esclavage. Ils ne mettent pas seulement en cause une théorie générale, mais des situations spécifiquement économiques. Ce qui nous attire dans Unto This Last est la façon précise avec laquelle, à l'analyse, s'ajoutent l'ironie, la passion et l'imagination. Le premier essai commence par une attaque de la notion d'homme économique. Dans la plupart des affaires humaines, il est normal de regarder le gain personnel comme secondaire dans le service désintéressé de son prochain. La même chose doit s'appliquer à l'industrie et au commerce : le travail du fabricant et du vendeur doit être de pourvoir la communauté en biens et en services utiles. Le second anticipe la charge de sentimentalisme. À l'aide de fables simples, il montre que l'honneur dans les affaires commerciales est non seulement désirable, mais essentiel pour une prospérité véritable. Les économistes ne comprennent pas cet argument car ils isolent l'individu de la société. Le modèle proposé pour l'État est la cellule familiale où la survie et la prospérité sont profondément interdépendantes. Ce qui conduit naturellement à la considération de la juste récompense du travail dans le troisième essai. Le concept de justice abstraite existe derrière toutes les transactions humaines. Ce concept est inné, et quand il est violé, celui qui en souffre se sent lui-même la victime d'un crime. Un salaire injuste est donc une forme de vol. Dans le dernier essai, sont esquissés quelques-uns des critiques écologistes aux cités modernes. Il définit ce qu'est un objet utile, ce que n'avaient pas fait les économistes du XIXème siècle. Puis vient la définition d'une véritable richesse, à savoir qu'elle ne se trouve pas dans la possession de biens matériels, mais dans le cœur d'individus "nobles et généreux".

 

La vie simple, mode d’emploi. À la fin du XIXe siècle, John Ruskin se retire avec plusieurs disciples dans le Nord de l’Angleterre pour vivre plus près de la nature. Les idéaux qui les animaient peuvent-ils encore nous guider aujourd’hui ? – laviedesidees.fr/…viesimple.pdf

 

 

A12 bis ► Gandhi & non-violence

 

Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour la cupidité de tous. Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre. Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. Gandhi

 

Gandhi est né en 1869 dans l'ouest de l'Inde. En 1889, il part à Londres faire des études de droit. Après des débuts médiocres comme avocat au Gujarat et à Bombay, il obtient de s'occuper d'une affaire en Afrique du Sud. C'est là qu'il formera sa philosophie et la méthode qu'il nommera satyagraha, l'attachement à la vérité. Vingt ans plus tard, il revient en Inde, accueilli comme un héros. En 1919, il lance les premières campagnes de désobéissance civile sur une grande échelle, exemple encore inégalé dans l'Histoire. Après quelque trente années de luttes, pendant lesquelles Gandhi effectue de nombreux jeûnes et séjours en prison, l'Inde obtient son indépendance, sans avoir utilisé la force militaire. Le 30 janvier 1948, il est assassiné par un fanatique hindou – mkgandhi.org

 

Mouvement pour une Alternative Non-violente – nonviolence.fr – Mouvement non-violent de réflexion et d’action né en 1974, le MAN est une association loi 1901 fédérant une vingtaine de groupes locaux regroupant plus de 230 adhérents.

 

La Communauté de l’Arche, Non-Violence et Spiritualité est constituée de personnes et de groupes qui se mettent au service de leur temps, en mettant à l’œuvre là où ils sont l’esprit et les moyens de la non-violence. Ils expérimentent le fait que d'autres manières de vivre, d'agir, d'entrer en relation sont possibles, à partir du lien étroit entre la vie spirituelle, l'éthique, l'action sociale et politique. Fondée par Lanza del Vasto après sa rencontre avec Gandhi, en 1948, l’Arche a été la première expérience communautaire menée par des familles et des célibataires en France – arche-nonviolence.eu – En 1937 Lanza del Vasto, poète, philosophe, découvrait l'Inde et rencontrait Gandhi. De retour en Europe, inspiré par le mouvement gandhien et ses ashrams, il réunit, avec son épouse Chanterelle, des hommes et des femmes pour former ce qui à partir de 1948 allait devenir la Communauté de l'Arche ; réhabilitation du travail manuel, méditation, action civique y sont à l'ordre du jour. Après plus de 60 ans d'expériences, la Communauté de l'Arche évolue toujours avec la volonté de participer à un changement constructif de la société au niveau local et international.

 

 

A 14 Bibliothèques numériques

 

Le côté obscur de Wikipédia. Vous pensez que c'est un site de référence, sûr, fiable, interactif ? Regardez cette enquête très documentée pour constater qu'il existe au sein de Wikipédia des structures totalitaires qui rendent impossible une discussion factuelle et la modification d'articles dans certaines parties de l'Encyclopédie en ligne et en particulier dans les domaines des sciences politiques et sociales – youtu.be/768I2wuhCAc (VF)

 

Bibliothèque numérique du site jutier.net jutier.net/contenu/biblioin.htm

Blum Léon (1872-1950), Le socialisme démocratique. Scission et unité de la gauche

Cramer Ben, Le nucléaire dans tous ses états

Debord Guy, La société du spectacle

Descartes René (1596-1650), Discours de la méthode

Durkheim Émile (1858-1917), Le Contrat social de Rousseau ; De la division du travail social

Engels Friedrich (1820-1895) ; Introduction à la guerre civile en France 1871 ; Les journées de juin 1848 ; L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'État ; Description de colonies communistes surgies ces derniers temps et encore existantes ; Principes du communisme

Engels Friedrich et Marx Karl (1813-1883), La guerre civile aux États-Unis (1861-1865), Manifeste du Parti communiste

Marx Karl, Le Capital. Critique de l'économie politique. Livre premier : Le développement de la production capitaliste. Contribution à la critique de l'économie politique ; Le 18 brumaire de L. Bonaparte

Gramsci Antonio (1891-1937), Lettres de prison (1926-1934)

Guevara Ernesto "Che", Message à la Tricontinentale

Jaurès Jean (1859-1914), Les idées politiques et sociales de Jean-Jacques Rousseau

Keynes John Maynard (1883-1946), Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie

Lafargue Paul (1842-1911), Le droit à la paresse. Réfutation du droit au travail de 1848 ; La religion du Capital

Luxemburg Rosa (1871-1919), Introduction à l'économie politique

Machiavel Nicolas (1469-1527), Le Prince

Malthus Thomas-Robert (1766-1834) Essai sur le principe de population

Mauss Marcel (1872-1950), Manuel d'ethnographie ; Les origines de la notion de monnaie

More Thomas (1478-1535), L'utopie ou le Traité de la meilleure forme de gouvernement

Perroux François, "Introduction: La pensée économique de Joseph Schumpeter"

Proudhon Pierre-Joseph (1809-1865), "Propriété", Système des contradictions économiques ou Philosophie de la misère ; Théorie de la propriété

Ricardo David (1872-1823), Des principes de l'économie politique et de l'impôt

Rousseau Jean-Jacques (1712-1778), Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes ; Du contrat social ou principe du droit politique

Say Jean-Baptiste (1767-1832), Traité d'économie politique, ou simple exposition de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses

Schumpeter Joseph (1883-1950), Capitalisme socialisme et démocratie

Schopenhauer Arthur (1788-1860), Éthique, droit et politique

Smith Adam (1723-1790), Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations

Stendhal (1783-1842), Le Rouge et le Noir : chronique du XIXe siècle

Trotski Léon (1879-1940), La révolution permanente

Vaneigem Raoul, Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire, Avertissement aux écoliers et lycéens

Voltaire (1694-1778), Traité sur la tolérance

Walras Auguste (1801-1866), De la nature de la richesse et de l'origine de la valeur

Weber Max (1864-1920), L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme

Zola Émile (1840-1902), Germinal – Nana

Bakounine, Bateson, Baudrillard, Bourdieu, Camus, Castoriadis, Chomsky, Debord, Godin, Gorz, Halimi, Hessel, Huxley, Internationale situationniste, Jappe, Klein, Krisis, Lafargue, Latouche, Lukacs, Marcusse, Marx, Nizan, Orwell, Riesel, Russell, Vaneigem, Varela et tant d'autres auteurs – inventin.lautre.net/livres.html (textes au format pdf)

Le règne de la quantité et les signes des temps. René Guénon – ekladata.com/…Temps.pdf

Gold and the dollar crisis: Yesterday and tomorrow by Robert Triffin. Princeton university (1978) princeton.edu/…132.pdf

Les classiques des sciences sociales classiques.uqac.ca/classiques. Retrouvez les œuvres de Bergson Henri (1859-1941) ; Blum Léon (1872-1950) ; Camus Albert (1913-1960) ; Marat Jean-Paul (1743-1793), retrouvez par exemple : « Les chaînes de l’esclavage » (Édition dite de l’An I : 1792) classiques.uqac.ca/…esclavage.pdf ; Marshall Alfred ; Marx Karl ; Engels Friedrich et tant d'autres au format pdf.

 

 

Biographie et publications de l'auteur

 

Marc Jutier est né à Paris le 11 août 1962, d'une mère canadienne, philosophe et mathématicienne, et d'un père ingénieur et chercheur à l’Inserm. Ingénieur de l’École Polytechnique de Montréal, il a travaillé à Montréal et à Paris comme ingénieur commercial en informatique. Il a été candidat aux élections législatives de 1997 à Paris ; membre du Parti Socialiste d'août 2011 à novembre 2016 ; mandataire fédéral de Dordogne pour la Motion 4 (Stéphane Hessel) lors du congrès d'octobre 2012 à Toulouse ; candidat pour la tête de liste PS aux élections régionales pour la Nouvelle-Aquitaine en février 2015 ; candidat à la candidature de la Primaire citoyenne de 2017, organisée par PS et ses alliés pour désigner leur candidat à l'élection présidentielle – fr.wikipedia.org/…2017, il a abandonné faute d'un nombre suffisant de parrainages internes et il a été candidat aux élections législatives de 2017 en Dordogne. Il a fait plusieurs longs voyages en Asie (Népal, Tibet, Inde, Indonésie, Thaïlande, Birmanie). Il a construit sa maison. Il est père de deux filles.



05/06/2019
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