Fraternité Citoyenne

I – La monnaie hier / Petites histoires sur les monnaies, les banques et de la ''science'' économique

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I – La monnaie hier

Histoires sur les monnaies, les banques et de la "science" économique

 

Dans le cas de la création monétaire, l'avantage serait toujours pour ceux qui émettent la monnaie de crédit ; et comme le gouvernement représente la Nation, la Nation aurait épargné l'impôt si elle, et non la banque, avait fait elle-même l'émission de cette monnaie… Le public aurait un intérêt direct à ce que ce fut l'État, et non une compagnie de marchands ou de banquiers, qui fit cette émission. David Ricardo dans Principe de l'économie politique et de l'impôt (1817)

 

L'humanité a inventé la monnaie scripturaire bien avant la monnaie métallique. La monnaie virtuelle ou scripturaire a réellement précédé l'usage de supports uniques (coquillages, pièces frappées, etc…) de mille ans au moins. Dès le début donc, la monnaie n'est qu'un moyen particulier de régler une dette. L'invention de la monnaie – jean-pierre.morenon.pagesperso-orange.fr/…invention.pdf

 

 

1 - Petite histoire de la monnaie depuis l'Antiquité

 

Monnaie & histoire → fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie / fr.wikipedia.org/…monnaie / fr.wikipedia.org/wiki/Thaler

Sites numismatiques lefranc.net / cgb.fr / numisaisne.com / comptoir-des-monnaies.com / numiscorner.fr / montay-numismatique.fr

Monnaies grecques antiques sacra-moneta.com/…ale.html / fr.wikipedia.org/…antique / gallica.bnf.fr/…grecques (Informations détaillées et photos de plus de 120000 exemplaires des toutes premières monnaies frappées en Asie Mineure et en Grèce)

 

 

2 - Monnaies, dettes, dieux, croyances, soldats, guerres et pouvoir dans l'Antiquité

 

La monnaie, un fait universel ? – cdarmangeat.blogspot.com/…universel.html

Les trois états de la monnaie. Approche interdisciplinaire du fait monétaire – cairn.info/…813.htm

Universalité du fait monétaire et pluralité des monnaies – horizon.documentation.ird.fr/…916.pdf

Monnaie, mémoire et spécialisation : une interprétation alternative par Jean Cartelier – cairn.info/…423.htm

« Alain Testart, L’Esclave, la dette et le pouvoir : études de sociologie comparative »journals.openedition.org/lhomme/19602 par Gilles Holder (histoire et épistémologie)

 

 

3 - Les marchands d'or vont se transformer en banquiers

 

Or /Au – fr.wikipedia.org/wiki/Or

Étalon-or – fr.wikipedia.org/wiki/Etalon-or

Quand et comment les orfèvres devinrent banquiers – vimeo.com/16107051

 

 

4 - Naissance de la Banque d'Angleterre

 

La dette publique, une vieille histoire : Le miracle de la Banque d'Angleterre – lemonde.fr/…234.html

 

 

5 - Petite histoire de la monnaie d'un nouveau pays : les États-Unis d'Amérique

 

L’incapacité pour les colons d’obtenir le pouvoir d’émettre leur propre argent à l’écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux fut la raison PRINCIPALE de la guerre d’indépendance. Benjamin Franklin

 

Andrew Jackson & La banque des États Unis – youtu.be/qRjBRwjuhPQ

Andrew Jackson, un franc-maçon inconciliable avec la Fed – eveil-delaconscience.com/…fed

The Founding Fathers, Colonial Script, the Federal Reserve and the National Debt 1zipmont.wordpress.com/…debt (histoire du dollar et des banques aux USA depuis la révolution)

Le scandale des banques centrales. Thomas Jefferson et Andrew Jackson avaient compris « Le Monstre ». Mais aujourd'hui pour la plupart des Américains, la Réserve Fédérale est juste un nom sur un billet. Ils n'ont aucune idée de ce que la banque centrale fait à l'économie, ou à leurs propres vies économiques ; de comment et pourquoi elle a été fondée et comment elle fonctionne. Ce film est la plus claire et la plus impérieuse explication jamais donnée de la Fed en 5 épisodes de 10 min – youtu.be/sASp_5Ragsc / 2 – youtu.be/H9cntZxRRUM / dai.ly/xdup46

The Money Masters (ST en français). Histoire du combat entre les hommes politiques et les banquiers aux USA depuis 1750 youtu.be/pYvQoXFfJ_k (long, mais très bien documenté)

 

 

6 - Le combat de Roosevelt contre les banquiers

 

1932-34 : commission du Procureur Pecora – dai.ly/xxcsu5

1933 : le glass steagall act – séparation des banques entre banques de dépôt et banque d’affaires. Tentative d’assassinat de Roosevelt. Tentative de putsch : Général Smedly Butler (Business Plot).

1934 : Commission John McCormack / Samuel Dickstein.

1935 : mort accidentelle du sénateur républicain Bronson Murray Cutting. Il était favorable à un projet de type 100% Monnaie Pleine (cf. Partie IV).

1936 : assassinat du sénateur républicain, et banquier Louis Thomas McFadden.

 

 

7 - L’abdication du pouvoir politique face aux banquiers

 

 

8 - De la création de la Fed en 1913 au flottement généralisé des monnaies

 

Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans les mains de sociétés privées. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé, un des plus contrôlés et dominés, non pas par la conviction et le vote de la majorité, mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants. Woodrow Wilson, président des États-Unis 1913-1921

 

* Accords de Bretton Woods fr.wikipedia.org/…Woods

* Nixon Ends Bretton Woods International Monetary System – youtu.be/iRzr1QU6K1o

Panorama de l'organisation de l'économie internationale depuis Bretton Woods – cepii.fr/…2.pdf

Contexte historique des accords de Bretton Woods, les plans en présence (White et Keynes) – oecoumene.free.fr/…pdf (contenu et principes de son fonctionnement)

 

 

9 – Histoire des monnaies en France jusqu'à la Première Guerre mondiale

 

Le franc français ne fut l’unité monétaire unique de la France qu’entre le 7 avril 1795 et le 31 décembre 1998. Il succède en effet à la livre tournois, qui fut l’unité de compte de l’Ancien Régime, le franc n’étant alors qu’une monnaie de règlement. La livre tournois (abrégé L, liv., lt, ₶, ou £) qui valait 240 deniers ou 20 sous, frappée originellement à Tours, fut utilisée en France sous l'Ancien régime. Elle remplace progressivement la livre parisis à partir du XIIIe siècle mais ne devient l'unique monnaie de compte qu'en 1667. Elle disparaît au moment de la création du franc français en 1795 – fr.wikipedia.org/…tournois.

 

Les Emprunts Russes, le système Law, le Canal de Panama, l'affaire Stavisky, Oustric… Retrouvez dans la collection des titres de bourse, les témoignages et les scandales de l'histoire scripophilie.com

 

 

10 – De la disparition de la monnaie-marchandise à la Libération (1914-1944)

 

* J. Duboin, "le dernier des utopistes" (juin 1999) par B. Kapp → economiedistributive.fr/…des (cf. partie IV)

* Chap. 17 dans "Lazard Frères: Banquiers des Deux Mondes (1848-1939)" Par Guy-Alban de Rougemont – amazon.fr/…251

Poincaré exécute le franc germinal – herodote.net/…5.php

 

 

11 – Le franc : de la Libération à sa disparition

 

 

12 - La Banque de France et son histoire

 

La Banque de France – banque-france.fr

* Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la BdF fr.wikipedia.org/…France

Napoléon et la création de la BdF par H. Guillemin – youtu.be/JQdyj7Ev8qk

Vœux de bonne année 1973 de G. Pompidou : "Personne ne peut nier…" que Rothschild est responsable de ce chaos – youtu.be/zJ0cUho_VWM

Loi du 3 janvier 1973 sur la BdF, les aveux de M. Rocard – youtu.be/dDSUds9rEZw

La drôle d'histoire des banques françaises – vimeo.com/105545222 (2013, 86 min)

Qui peut se permettre de payer une amende de 8,9 milliards de dollars sans ciller ? Qui peut faire monter au créneau le Président de la République française contre la justice américaine ? Qui est sortie de la crise financière encore plus puissante ? "BNP PARIBAS, dans les eaux troubles de la plus grande banque européenne" est le premier film d'investigation politique et historique qui retrace la fabuleuse ascension du géant européen de la banque. Comme Goldman Sachs, BNP incarne le pouvoir sur l'économie mondiale des hyper-structures bancaires. Des témoins directs en France, en Belgique, en Suisse, en Grèce, et aux USA abordent dans ce film, entre autres, le rôle que cette banque a endossé lors de la crise grecque et comment la justice américaine a décidé de la sanctionner pour la la violation de l'embargo lors de la guerre au Soudan – youtu.be/4f-2EtgP_c4 (2018, 90 min)

 

 

13 - Quantitativisme et monnaie fiduciaire

 

* Kubilaï Khan, petit-fils de Gengis Khan - va littéralement inventer le principe du cours légal de la monnaie : il est non seulement interdit de détenir d’autres monnaies que celle de l’empereur mais il est aussi formellement interdit de la refuser. Sa monnaie, le Zhongtong chao est la première véritable fiat money de l’histoire. Une monnaie-fiat est une monnaie décrétée par l’État – wikiberal.org/wiki/Monnaie-fiat. Pour la première fois, un prince s’était doté d’une monnaie émise sans aucune garantie et dont la quantité en circulation ne dépendait que de sa volonté. Kubilaï Khan avait déjà formalisé le cadre légal qui permettait à une telle monnaie d’exister : d’une part, le souverain détient le monopole monétaire ; c’est-à-dire que le fait de falsifier la monnaie de l’État (article 442-1 du Code pénal) ou d’émettre une autre monnaie que celle de l’État (article 444-4 du Code pénal) est considéré comme un crime contre l’État. D’autre part, les sujets du souverain n’ont pas le droit d’accepter, de détenir ou d’utiliser une autre monnaie que celle de l’État (article R642-2 du Code pénal) et sont tenus d’accepter cette monnaie à son cours officiel (article R642-3 du Code pénal). Lorsque, le 15 août 1971, sept cents ans après la création du Zhongtong chao, Richard Nixon rompt unilatéralement la convertibilité-or du dollar et précipite ainsi la chute du système de Bretton Woods, nos monnaies deviennent de fait toutes des monnaies-fiat. – contrepoints.org/…monetaire

* Théorie quantitative de la monnaie – fr.wikipedia.org/…monnaie

 

 

14 - Irruption de la monnaie de crédit dans la pensée économique

 

 

15 - Les marchés financiers

 

 

16 - Le droit régalien de battre monnaie - souveraineté nationale ou souveraineté mondiale ?

 

 

17 - Conséquences pour notre économie de la progression de la dette publique suite à l'arrêt du circuit du Trésor.

 

Nous allons peu à peu obliger l'État à vivre comme un emprunteur, c'est-à-dire à se poser les questions de l'emprunteur sur le coût de l'emprunt et le service de la dette. Cela va coûter plus cher. Mais du coup, l'État au lieu de se dire, "je fais ce que je veux", va être obligé d'y regarder d'un peu plus près quand il d'endette. Jean-Yves Haberer

 

Il est un phénomène curieux qui ne cesse d'interroger les politiques et les économistes, c'est la progression de la dette publique. De 79 milliards de francs en 1975, elle est passée à 2 210 Md€ (100 % du PIB) au premier trimestre 2017 – economie.gouv.fr/cedef/dette-publique / fr.wikipedia.org/… detteFrance

 

Nous en sommes arrivés au fil des droits consentis aux banques commerciales, et en France particulièrement avec la loi n° 93.980 de 1993, comme nous l'avons vu sur le statut de la Banque de France (cf. ch.12), à ce que la France n’a même plus le simple droit dont disposent les banques commerciales, à savoir celui d’émettre de la monnaie (de crédit) et n’a donc plus d’autre solution que de financer nos besoins (que l’on appelle « déficits » pour nous culpabiliser un peu plus) par l’emprunt auprès des « rentiers ». Ce hold-up nous a coûté, en intérêts, environ 50 milliards d'€ par an dans les années 2000 (un peu moins aujourd'hui grâce à la baisse des taux !), et si on les cumule, un peu plus de 1100 milliards d’€ d’intérêts payés de 1980 à 2005 (tout en restant, évidemment, débiteur du principal, c’est-à-dire de 2210 milliards d’€ au premier trimestre 2017 – dettepublique.fr). Près de 50 % des créanciers de l'État français sont des ménages français. 6 % de ces ménages détiennent 30 % des créances totales de la France. L’article 1er de la loi du 12 mai 1998 clôt définitivement le sort du circuit du trésor. L’État, c’est-à-dire nous tous, s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts.

 

Pour connaître tous les détails de l'histoire du circuit du Trésor, lire : L'ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché par Benjamin Lemoine. Pourquoi la dette publique occupe-t-elle une telle place dans les débats économiques contemporains, en France et ailleurs ? Comment s’est-elle imposée comme la contrainte suprême qui justifie toutes les politiques d’austérité budgétaire et qui place les États sous surveillance des agences de notation ? À rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d’airain quasi naturelle, B. Lemoine raconte dans ce livre comment, en France, l’« ordre de la dette » a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite – parmi lesquels François Bloch-Lainé, Charles de Gaulle, Antoine Pinay, V. Giscard d’Estaing, Michel Pébereau, L. Fabius, L. Jospin, D. Strauss-Kahn… . Autrement dit, il fut le fruit d’un choix politique. Ce livre reconstitue la généalogie détaillée de ce choix stratégique, et prend la mesure de la grande transformation de l’État dans l’après-guerre. On réalise alors à quel point les nouveaux rapports entre finance privée et finances publiques sont au cœur des mutations du capitalisme, dans lequel l’État est devenu un acteur de marché comme les autres, qui crée et vend ses produits de dette, construisant par là sa propre prison. Préface, introduction et table des matières – fr.calameo.com/…2 / Compte rendu de lecture de L’ordre de la dettefrance.attac.org/…dette / Interview de B. Lemoine sur son livre L'ordre de la dette et comment la lecture budgétaire s'est imposée - youtu.be/UnAJLRxq70c

 

Notez que les banques techniquement ne prêtent pas à l'État, mais qu'elles achètent des titres de dette (bons du trésor)*, et cela se passe directement entre comptes en monnaie centrale, au niveau des comptes à la Banque de France dont dispose chaque banque et le Trésor Public ; ce sont les "primary dealers" : Le groupe des SVT – aft.gouv.fr/…presentation ; composé de 15 établissements, quatre établissements français, cinq européens, cinq nord-américains et un japonais (décembre 2018).

 

* Les différents types de bons du trésor : les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à taux fixe, à taux indexées sur la hausse des prix par exemple et ceux de capitalisation. les OAT sont émises pour des périodes de 7 à 50 ans et leur rating ou notation est celui de l’État français. Leur principal est remboursé en un seul versement à la date d’échéance. Les bons du Trésor à taux fixe et intérêt annuel (BTAN) et les bons du Trésor à taux fixe et à intérêt précompté (BTF). Le dernier BTAN est arrivé à maturité en juillet 2017. Aucun titre n’ayant été émis depuis 2013, il n’y a plus de BTAN s’échangeant sur le marché secondaire. La dette de l’État français n’est désormais plus composée que de deux types de titres : les OAT pour les maturités de 2 ans et plus et les BTF de maturité inférieure ou égale à 12 mois.

Le circuit du trésor – ladettedelafranceenbd1.e-monsite.com/…tresor.html

Où en est-on de la dette publique ? – postjorion.wordpress.com/…12

 

 

18 - Le caractère récessif de l'économie d'endettement et la politique de changement des contreparties de la monnaie

 

La création monétaire par la Banque centrale est par nature une dette sans créancier puisque l'État se prête à lui-même. C'est parce qu'il se croit obligé d'en avoir qu'il emprunte à d'autres que lui-même et crée de ce fait un déficit budgétaire. Marcel Macaire, professeur d'économie à Nanterre

 

* Tovy Grjebine avait, dans les années 1970, mené des travaux qui devaient donner lieu au dépôt d’une Proposition de loi organique, n° 157, enregistrée le 22 juillet 1981, tendant à limiter le rôle de l’endettement dans la création de la monnaie. Dans les années 1980, il suggéra de passer d’une économie d’endettement financée par la médiation des banques secondaires à un financement direct par la Banque centrale ; autrement dit, à récupérer ce qui avait été perdu par la loi du 3 janvier 1973. Cette étude présentait une technique de financement obtenue par le changement des contreparties monétaires. Ici des extraits significatifs de l’exposé des motifs précédant la proposition de loi – prosperiteetpartage.free.fr/…grjebine.html

 

 

19 - Aperçu historique des politiques de relance

 

* L'hyperinflation allemande sous la république de Weimar – causes-crise-economique.com/…allemagne.htm / fr.wikipedia.org/…Weimar / fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation

Deux économistes genevois, Dembinski et Bonvin ont repris récemment l'idée jubilaire de remise des dettes et des créances dans « Rapport moral sur l'argent dans le monde » obsfin.ch

 

 

20 - Quelques dates importantes de l'histoire de la monnaie et du capitalisme

 

1520 : Luther dit que « Nous sommes sur terre et pas dans un monde idéal, donc il est possible de faire des entorses à l’idéal ». Il propose de contourner l’interdiction de l’usure faite dans le Deutéronome.

1531 : création de la première Bourse des valeurs à Anvers. Histoire des marchés à terme et bourses de commerce – fr.wikipedia.org/…commerce ; Histoire des bourses de valeurs – fr.wikipedia.org/…valeurs

1637 : krach boursier né de la spéculation sur les oignons de tulipes. Le Krach des Tulipes – citizencan.fr/…le-krach-tulipes

1661 : création de la banque de suède première banque centrale. Invention du billet de banque par la Riksbank de Stockholm en contrepartie de dépôt de pièces en cuivre. Le premier billet de banque européen, un produit suédois – nbbmuseum.be/…banknote.htm

1694 : création de la Banque d’Angleterre.

1720 : faillite du système de Law.

1724 : création de la Bourse de Paris – fr.wikipedia.org/…Paris

1800 : Création de la Banque de France. J.-F. Perregaux, banquier Suisse, propose la création de cette banque privée à Napoléon. Cette nouvelle banque sera utilisée pour les services bancaires de l’État, notamment pour les « receveurs généraux » qui collectent les impôts. En 1803 Napoléon donne le monopole de la création du papier monnaie à la Banque de France. C’est donc une banque privée qui crée la monnaie de l’État… Le chef de l’État en bénéficie personnellement en tant qu’actionnaire.

1848 : monopole de la BdF d’émission des billets pour la France.

1863 : création du Crédit Lyonnais et de la Société Générale en 1864.

1879 : fin du bimétallisme.

1882 : krach de l’Union générale. Union générale – fr.wikipedia.org/…generale ; Le Krach de l'Union Générale (1878-1885) – persee.fr/…03

1907 : création de la Banque Nationale Suisse suite à la votation de 1891 qui interdit aux banques commerciales de faire leurs propres billets de banque et donne le monopole à l’État qui peut l’exercer au travers d’une banque centrale.

1913 : création de la Federal reserve bank et mise en place de l’impôt sur le revenu aux USA.

1936 : le Front populaire réforme la BdF et met fin au pouvoir des 200 familles.

1944 : accords de Bretton-Woods.

1945 : nationalisation de la BdF.

1971 : dématérialisation totale de la monnaie et fin de facto de Bretton-Woods. Le 15 août, Richard Nixon, conseillé par George Shultz (qui sera plus tard le mentor des Administrations Bush père et fils), supprime la libre convertibilité du dollar en or.

1973, en mars : flottement généralisé des monnaies ou régime des changes internationaux flottants. Il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Les spéculateurs peuvent s’en donner à cœur joie avec des produits financiers dérivés, en particulier sur les taux de change entre monnaies (on parie plusieurs fois sa mise, avec un effet de levier, moyennant des informations obtenues sur les pressions politiques exercées sur telle ou telle devise d’État).

1976, les 7 et 8 janvier : accords de la Jamaïque. Réuni à Kingston, le Comité intérimaire du FMI décide de mettre un terme définitif au système monétaire de parités fixes mais ajustables.

1981 : nationalisation des grandes banques en France.

1985 : création du MATIF.

1987 : Alan Greenspan (patron de la Fed) combat l’effondrement des bourses mondiales par l’émission pratiquement illimitée de monnaie-crédit en faveur des marchés.

1992 : Traité de Maastricht instituant l’Union économique et monétaire. Prélude à un euro découplé de l’autorité des États. Abdication de fait des souverainetés nationales par privation des moyens de les exercer.

1993, le 4 août : la loi Mitterrand-Balladur donne son indépendance à la Banque de France. Son article 3 lui interdit d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publique, de même que l’acquisition de titres de leur dette.

1997 : mise en place de la BCE.

1998 : création de la BCE pour gérer l’Euro, 12 mai : la loi Chirac-Jospin, intégrant la BdF au SEBC et à la BCE. Le Traité de Maastricht prévoyant déjà que « l’objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ».

1999 : passage à la monnaie unique en Europe. Vote aux États-Unis du Gramm-Leach-Bliley Act, qui annule le Glass-Steagall Act voté sous la présidence Roosevelt. Désormais, il n’y a plus de séparation aux États-Unis entre banques de dépôt et banques d’affaires, et les banques sont autorisées à fusionner avec des sociétés d’assurance. Chute de la « muraille de feu » prudentielle. L’Europe, elle aussi, déréglemente.

2005, le 26 mai : rejet par les Français du Traité constitutionnel européen qui, dans son article III-181, aurait « constitutionnalisé » l’article 104, § 1 du Traité de Maastricht.

2007-2008 : le Traité de Lisbonne, dans son article 123 du Traité sur le fonctionnement de l’UE, reprend l’article 104 §1 du Traité de Maastricht. L’objectif est bel et bien d’abandonner la création monétaire aux banques privées, dans un contexte de mondialisation financière sans limites.

 

Money, It's a crime. Share it fairly… . Argent, c'est un crime. Partage-le équitablement, mais n'empiète pas sur ma part de gâteau. L'argent, comme ils disent, est la source de tout le mal actuel, mais si tu leur demandes une augmentation, il n'y a pas à s'étonner qu'ils n'en accordent aucune. Pink Floyd - Money – youtu.be/-0kcet4aPpQ (vidéo officiel - juin 1972)

 



23/09/2017
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